
B.N.A
Une plateforme pour booster les artistes tchadiens ;

En octobre dernier, dans l’enceinte de l’hôtel Vitella, AKLOSE, Jean MANGA BOSCO, Géneviève MATIBEYE, Héritier NGARALBAYE, Ange Fred MAGAYA, Stéphane NDOLE et bien d’autres se sont mis ensemble pour organiser une conférence de presse à l’issu duquel, ils lancent officiellement la plateforme BOOSTONS NOS ARTISTES en abrégé BNA. Comme l’indique son nom, c’est une plateforme qui excelle dans l’évènementiel et qui a pour rôle de booster les artistes du pays dans leur ensemble. La présence en nombre considérable des hommes de presse et d’artistes est remarquable.


Par décomposition B_N_A et définition Boostons Nos Artistes ; ce cycle est un concept qui vient insuffler le ouf de soulagement aux artistes en mal d’organisations de leur cérémonie. C’est une initiative des jeunes artistes et mélomanes tchadiens soucieux du devenir de l’industrie musicale au Tchad. L’objectif de la plateforme est d’associer ceux qui consomment la musique aux artistes afin de les aider à se faire valoir aux delà de nos frontières. Un projet qui vient pour donner de la force aux artistes tchadiens qui rencontrent d’énormes difficultés dans l’organisation de leur activités culturelles d’une manière générale et le boost sur les réseaux sociaux. Les porteurs du projet étant eux-mêmes artistes et observateurs culturels, ont vécu l’expérience et subit ce mal profond qui empêche l’artiste tchadien de prendre son envol, de jouir d’une popularité locale qu’internationale. La plupart étant des oiseaux voyageurs et ayant foulé les sols étrangers ont réalisés que le succès des artistes tchadiens doit venir tout d’abord d’un soutien indéfectible des natifs du pays avant que les étrangers s’y adhèrent.

Le porteur du projet NDUJALAAR Alida alias AKLOSE souligne ceci : « l’artiste a besoin qu’on soit à ses côtés par ce qu’il y’a beaucoup de choses qu’il ne peut pas faire de lui-même. Sous d’autres cieux, quand un artiste veut lancer un projet c’est l’équipe autour de lui qui gère le contour et laisse à l’artiste la latitude de bien travailler ses chansons qui sont ses premiers produits afin de bien ravir le public. Ainsi, pour aider les artistes d’ici aussi à en faire autant, nous, nous somme échanger avec ce staff ici présent et les autres amis artistes et c’est ainsi que le Concept B.N.A en outre Boostons Nos Artistes est né. Il suffit que l’artistes nous dit qu’il a un projet et ça suffit pour qu’on le pousse. On discute avec lui pour essayer de trouver un moment propice à la réussite de l’activité, du lancement d’albums ou autres puis on s’y met. ».

Géneviève MATIBEYE : « ce chemin d’artistes qu’on empreinte n’est pas du tout facile et la solidarité doit primer sans conditions entre les artistes de toute les générations. Anciens et jeunes. Je suis contente de faire partie de cette aventure même si la route est longue. »

NOUBA Kant DJIMADOUMBAYE, Manager de l’Hôtel Vitella : « nos artistes ici au Tchad ne sont pas trop dans les clashs comme on peut le constater en côte d’Ivoire ou ailleurs ; sur leur page c’est plus des messages de paix mais ils ne jouissent pas d’une certaine popularité sur les réseaux sociaux car quand on va sur leur page, dans la plupart des cas, les j’aime n’atteignent à peine 100. On dirait cliquer j’aime sur le post de ceux qui nous font danser quand c’est nécessaire pose problème à beaucoup de mélomanes. Et c’est déplorable ».

Héritier NGARALBAYE promoteur de Valorisons la Musique Tchadienne avec Fierté : « chaque plateforme de plus est une force à la musique Tchadienne car 90% des artistes tchadiens n’ont pas des managers conséquents et 95% des producteurs conséquents, c’est pourquoi B.N.A est un concept de plus mais pas de trop. Les producteurs, managers sérieux et maisons de productions autant que de distributions sont rares dans ce bled, et c’est un handicap. Les artistes de talents nous en avons mais ils sont consommés a 1% et c’est dommage. »

Jean Bosco MANGA, activiste, journaliste et promoteur culturels : « aujourd’hui c’est à travers l’art qu’on vend l’image du pays mais cet aspect, les gens ne le connaissent pas. Il faut éduquer les citoyens à la chose culturelle. Leur faire comprendre que l’artiste est leur propriété et c’est eux qui doivent l’aider à donner l’image de leur pays tel qu’ils le veulent à l’extérieur. Et ce, en allant dans les concerts, apportant d’autres soutiens multiformes afin de permettre à l’artiste de créer, et de se réinventer pour leur plaisir et pour la bonne image du pays. ».

Subséquemment, cette plateforme servira de tremplin aux artistes qui organisent des festivités et qui aimeraient bien être épaulé pour la réussite explosive de cette activité et le décollage de leur carrière sans rien attendre en retour. Paraphrasant cette assertion populaire, il faut dire que, ceux qui ont les oreilles pour entendre, entendent, les yeux pour lire, lisent et le courage pour demander de l’aide à BNA de le faire ; cela y va de leur réussite. A bon entendeur salut.
N’Djamena le 12/12/2019 ; NDOA N. NDJEKAINKOULA

